cea8d410feda6a178693e4609d28e344.jpgEn fait, on a pratiquement tous passé par l'étape d'avoir un "bob" et de partir à pied... Ça fait partie des automatismes de la "survie"... Mais nous sommes en principe des survivalistes... Et le survivalisme, du moins chez plusieurs américains d'où est originaire ce concept, c'est d'atténuer le plus possible les effets d'une catastrophe quelconque.
En ce sens, beaucoup de concepts enseignés à des novices sont inadaptés non seulement à leurs besoins, mais aussi à leurs environnements respectifs.
Avis: si vous avez l'habitude de dire: "ça n'arrivera pas" ou autre processus mentaux de pensée magique, ne perdez pas votre temps à lire ça, ça sera de la foutaise pour vous.
 
Laissons de côté les milices armées et concentrons-nous sur les origines réelles.19b7016b7296da248eb45b4ca01185cf.jpg

À l'origine, le mouvement survivaliste a été créé dans l'ouest américain, dans les états peu peuplés mais disposant d'une faune et/ou d'une flore en abondance.
On parle donc du Colorado, du Montana, Wyoming,Utah, etc.... Ce sont des zones qui sont dans certains cas quasi désertiques mais avec un gibier abondant.
Pour m'être promené à de très nombreuses reprises dans ces états américains, on peut voir le gibier sur les bords des routes et il y en a! Énormément. L'homme n'est pas le premier prédateur du gibier dans ces régions.
Donc, ce mouvement est apparu pour une raison toute simple: ces gens vivent isolés (on exclue évidemment les rares villes) et ont pour activité la chasse principalement.
Ils sont habitués à bivouaquer dans les champs, les montagnes et les forêts (quand il y en a).
Ils ont aussi une petite cabane à quelque part où ils faisaient leur alcool, dépeçaient leurs prises etc.....
Ils avaient aussi des armes car la chasse est le meilleur moyen de subvenir aux besoins alimentaires.
Ils avaient des réserves car l'approvisionnement pouvait être interrompu en tout temps (une tempête au Wyoming, c'est énorme).
Bref, les conditions de vie "normale" étaient et sont encore dans une certaine mesure, aléatoires.
Ils se sont donc adaptés à l'environnement. Pour eux, c'était normal.
Et évidemment, ils ne se nommaient pas survivalistes, mais tous les mouvements survivalistes subséquents s'en sont inspirés alors pour faciliter le texte, nommons-les survivalistes.

Le BOB

Le sac à dos était donc la norme. Ils pouvaient aller à pied à ce qu'on appellerait un "lieu d'évacuation" mais qui était leur cabane d'où ils fabriquaient leur gnôle ou chassaient.
Avec le temps, c'est devenu un sac d'évacuation puisque nous habitons presque tous dans des zones urbaines.
Mais le BOB est mal adapté à la plupart des gens. En effet il est irréaliste de penser emporter tout l'essentiel dans quelques sacs à dos! Mais pour les gens sont est issu le survivalisme, ça allait parce qu'ils disposaient de chevaux ou que leur "base" d'expédition de chasse ou de production de gnôle était à une distance relativement courte. De plus, ils avaient l'occasion d'y amener tout ce qu'il fallait à l'avance.
Bref, ils avaient une organisation adaptée. Le BOB moderne n'est qu'une extension de tout l'attirail qu'ils emportaient avec eux vers leur base d'expédition. Sauf que le BOB moderne est devenu un sac d'évacuation et en plus des trucs de base, on y ajoute des kits de premier soins et des tas d'autres trucs que les premiers survivalistes n'emportaient pas car ils avaient tout sur place.

 

4f78a4847922575bcf4341d12a756265.pngL'Évacuation - Quand?

Le concept d'évacuation est récent. Et il est surtout lié à l'urbanisation qui est survenue depuis les premiers survivalistes. Or, c'est devenu une norme. Pourquoi?
À cause de bien des croyances mais surtout à cause de la perception des premiers mouvements survivalistes de l'ouest américain. Pour eux, il était inconcevable de "survivre" en ville comme à la campagne et ils avaient raison sur ce point. Sauf que il n'est pas nécessaire de vivre en ville "comme à la campagne". La ville offre aussi de nombreux avantages en cas de catastrophe pour quiconque sait en tirer profit.
Bref, il faut s'avoir s'adapter à son environnement. Évacuer, c'est quand il est impossible de vivre ou de survivre dans le lieu où on habite.
Évacuer, c'est abandonner. On n'évacue pas dans l'espoir de retrouver tout ce qu'on avait, le risque de pillage est bel et bien là. Autrement dit, on ne vit pas d'hypothèses, ni pessimistes, ni optimistes.
Ce qui implique aussi qu'on n'évacue pas parce qu'on craint quelque chose. On ne doit évacuer que si il y a une menace réelle.
Ce qui implique qu'il faut éliminer de notre pensée tous les "Ça va arriver"... CAR ON NE SAIT PAS !
Généralement, les gens annoncent un chaos et un danger extrême à vivre en ville en cas de catastrophe. La réalité est toute autre si on se fie aux catastrophes récentes. Katrina, le bombardement du Donbass par l'armée ukrainienne etc....
Dans le cas de Katrina, les évacués ont vécu pire que si ils étaient restés. Oui, il y a eu des bandes de pillards armés. Oui, des gens ont été tabassés et tués. Mais j'ai aussi lu plusieurs témoignages de gens qui sont restés, qui ont accueilli des étrangers ou des voisins dans leurs demeures et qui se sont organisés pour se protéger mutuellement et ça a marché sans problèmes...
Les pillards, ils choisissent des proies faciles, pas des gens organisés.

288ff073144f739e7e85fafbab7f5925.jpgL'Évacuation - Comment ?

On peut toujours évacuer à pied.... On ne va pas loin. Et où va-t'on?
Si il y a un risque réel dans notre environnement immédiat, la distance parcourue à pied pourrait très bien ne pas être suffisante pour s'éloigner du risque.
Sans compter que si les choses vont vraiment mal, l'encombrement causé par les sacs à dos pourrait très bien ralentir vos réflexes au point d'être vulnérable à un simple assaut. Imaginez une attaque au couteau, à l'arme à feu ou si un véhicule fonc sur vous.
La clé de toute évacuation est la vitesse... plus vous avex de vitesse, moins il y a risque d'interception, si c,est ce que vous craignez.
Évidemment, on peut toujours se dire qu'à pied, on peut se cacher, se faufiler. Mais personne n'est invisible, vous ne l'êtes pas non plus.
un toux, un chuchotement peut vous faire repérer en un claquement de doigt. Sans compter qu'être exposés à un risque immédiat, ça augmente le niveau de peur et quand on a peur, c'est là qu'on commet des erreurs.

Le véhicule - pourquoi c'est pas idiot?

Simplement parce qu'avec un véhicule, on va plus loin, on transporte plus et c'est plus sécuritaire.

Bien entendu, il y a des tas d'objections:


Si on évacue, les routes seront encombrées....

À chaque jours les gens évacuent la banlieue pour aller bosser à la ville et évacuent ensuite la villepour retourner à la banlieue.
Disons que les embouteillages dureront plus longtemps.
Et alors?

T'as pas assez de carburant pour te rendre...

Des bidons, ça vous dit quelque chose?

tu va crever un pneu

en effet, on peut crever...on a tous des pneus de rechange... On peut même se retrouver face à un barrage... à pied, ce n'est guère mieux. Si un groupe est assez motivé pour faire un barrage, il aura probablement des radios et des guetteurs pour aviser qu'il y a un véhicule/piéton qui arrive.... Sinon, ils ne connaissent pas leur boulot!

... et si on ne peut pas aller plus loin, on peut toujours terminer le voyage à pied. Ce qui est mieux que de partir à pied avec presque rien.

Quel véhicule choisir?

Aucun n'est parfait ou mauvais. Comme pour le reste, faut savoir s'adapter. Parce que le vrai survivaliste, il observe, improvise et domine le problème.
Les autres ont un plan....

d19d79bfc433dc9b4b0442f7eed404ae.jpegLe fameux plan!

Le plan, comme toute planification, c'est une préparation mentale qui sert principalement à se rassurer. C'est utile pour apaiser les crainte, mais guère plus. Parce qu'un plan, ça n'est pas réel, ce n'est qu'une image....  et c'est exactement comme l'image ci-contre. C'est un assemblage de différents éléments. Si vous vous en tenez à un plan mais que soudainement il vous manque un élément, le plan tombe à l'eau!
À la place d'un plan, préconisez plutôt des objectifs. Si un chemin est bloqué, ayez une carte pour trouver un chemin alternatif.... Stupide et évident n'est-ce pas?
Pas tant que ça! Parce que plusieurs font des plans et s'en tiennent au plan, pas seulement pour l'évacuation mais pour l'organisation globale de leur vie ou de leur vie en cas de catastrophe. Or, il faut plus de flexibilité que ça. Surtout en cas de chaos généralisé.