9142dbaea7f382cf254474dc8c4b97ee.pngLes techniques de survie

sont des formations théorique ou pratiques pour être en mesure de combler les besoins alimentaires et sanitaires minimaux pour une brève période de temps dans un environnement "hostile" comme les forêts avec un équipement minimal. On y apprend à faire des feux, se faire un abri et dans les formations plus "complètes", apprendre la chasse et la pêche et le trapage.
Certains vont aussi vous offrir une formation sur la "défense personnelle", la "survie urbaine" et même vous proposer des sessions de tirs à la carabine et pour les formations les plus "poussées", du tir au pistolet.

552aeebb9e6a2e3d0d947fc0535f129d.jpgProtéger notre vie (et notre mode de vie)

Nous vivons pour la plupart dans des villes, villages ou zones urbaines organisées à un niveau plus oumoins élevé: pour plusieurs, nous avons tous les services: eau, égoûts, chemins pavés, électricité, gaz. Nous bénéficions d'onc d'un confort relatif si on se compare à d'autres pays où plusieurs vivent dans des bidonvilles. Pour la plupart des survivalistes, c'est la crainte (ou l'anticipation) de perdre ce mode de vie qui les poussent à se chercher un mode de vie alternatif où la préparation à une atastrophe qui bouleversera le mode de vie de l'individu, de la famille, de la région ou même des habitants la planète. Des catastrophe majeures ou globales, il y en a eu dans le passé et il y en aura dans le futur. Se préparer demeure une mesure prudente et avisée, ne serait-ce que pour affronter une panne d'électricité qui dire des semaines (Ça s'est déjà vu).
Cette préparation peut n'être que des réserves de nourriture pour quelques semaines ou alors des réserves de quelques mois incluant carburants, combustibles, vêtements, armes bref, tout ce qui est nécessaire aux yeux de celui qui se prépare.
D'autres poussent encore plus loin: ils visent l'autarcie. l'auto-suffisance. Ils vont habiter en campagne, développer

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  l'agriculture, posséder un élevage d'animaux, tout ça en quantité suffisante pour ne pas avoir de déficit alimentaire entre ce qu'ils produisent et ce qu'ils utilisent. Ils vont aussi développer la production d'énergie via des éoliennes, des cellules photovoltaîques et pour les mieux nantis, via des génératrices ou des hydroliennes.
Certains vont aussi se regrouper en communauté, voire même en "clans". Le regroupement en mini-communauté existe déjà dans les milieux agricoles au Québec: le propriétaire d'une moisseuse-batteuse ira "faire" les champs de ses voisins en échange d'une partie de la récolte ou d'une certaine quantité de lait, de viande ou tout autre produit. Ça a permis aux agriculteurs de diminuer leurs frais d'exploitation en n'ayant pas à payer avec de l'argent mais en nature.
Le survivaliste cherche donc à préserver son mode de vie, quitte à l'adapter avant la catastrophe.

Les cours de survie

3e6ec44e645abf10c2e570a42b1e5d0a.jpgDans un contexte survivaliste, les cours de survie sont en quelque sorte une forme de régression: on apprend qu'on doit renoncer à la préparation puisqu'on "peut se débrouiller" dans le bois. C'est oublier un peu facilement qu'on devra abandonner nos réserves et laisser à l'abandon nos logements (comme mentionné plus haut) et objets personnels incluant des objets à haute valeur sentimentale. En un mot comme en cent: PERTE!

 Le but de toute personne n'est pas de régresser, mais de préserver au maximum voire augmenter leur niveau de vie. La survie ne fait que favoriser la perte de jouissance.

Rester ou partir?

Il n'y a pas de grille d'évaluation normalisée qui vous dira si il faut rester ou partir de votre domicile en cas de catastrophe. Mais la doctrine qui se dissimule derrière la survie vous dictera de partir "dans le maquis" au plus vite. C'est donc une doctrine inadaptée dans ses principes. Surtout pour les familles. 
Bien entendu, ce ne sont pas des décisions faciles. C'est pour cela qu'il faut se donner les moyens pour avoir des choix.

Comment créer des besoins

Les enteprises qui vous offrent des stages de survie vont vous balancer à a figure des tas d'arguments "plausibles" pour vous vendre à prix d'or leurs formations. Très souvent, ils vont utiliser des processus de raisonnements basées sur le sophisme mais surtout sur la méthode hypercritique. En résumé, la méthode hypercritique va utiliser un aspect très précis d'un raisonnement pour tenter de détruire tout le raisonnement. C'est par exemple la méthode utilisée pour dénigrer les musulmans (le coran dit de tuer les non musulmans) ou pour dénigrer Israël (ils balancent des tonnes de bombes sur les civils). On peut aussi dire qu'ils citent hors contexte, ça revient à peu près au même.
Exemple vécu lorsqu'une personne voulait me vendre absolument des cours de secourisme de "survie":

que feras-tu si t'es dans le bois et que ton ami fait un infarctus? Comment feras-tu pour lui sauver la vie? Et si tu te blesse, comment pourras-tu te soigner ?

À première vue, ça semble très raisonnable. Mais si on y repense, les conditions requises pour qu'on ait besoin de ce cours sont très particulières: il faut d'abord être dans le bois, avoir un ami, se blesser ou faire un infarctus. 
Oui c'est utile. Mais est-ce que statistiquement, c'est courant? La réponse est non. 

 

Et ce genre de situation peut arriver dans une société normale sans possibilité de secours. J'ai récemment appris qu'un membre de la famille d'une connaissance est décédée d'un infarctus alors qu'il conduisait un camion lourd. Il a eu le temps de se garer mais est mort sur place. Son fils l'accompagnait mais n'a rien pu faire. "Sometimes, shit happens" 

 


Les vendeurs de stages vont tenter de vous persuader que votre manière de vous préparer n'est pas la bonne tant qu'elle n'intégrera pas leurs cours de survie. Mais la survie, c'est de la survie.
On ne peut pas "survivre" en famille car ces techniques impliquent que tous participent. Trouver de la nourriture en situation de survie, c'est une tâche à plein temps pour chacun. Sans compter les risques de se perdre dans le bois pour les jeunes enfants (et même les adultes!).
de toute manière, ce n'est pas en une fin de semaine ou en 2 semaines de stages qu'on devient habile en survie.
C'est avec la pratique et c'est un mode de vie. Un mode de vie inadapté pour la plupart des gens.
C'est du camping sans eau courante, sans glacière, sans douche, sans eau potable mais pendant des mois.
La Survie implique par ses principes mêmes que c'est une situation temporaire. Mais une catastrophe majeure peut durer des semaines voire des mois et une catastrophe globale, des années. Tôt ou tard, il vous faudra retourner à la "civilisation", ne serait-ce que pour aller chercher un chaudron, des vêtements chauds ou simplement de la lessive. C'est à ce moment qu'on se rend compte que la survie n'est pas viable en soi. Pour un peuple nomade, comme le furent les indiens d'Amérique, ça peut aller quoique leurs organisations sociales étaient tellement poussées que à ce niveau, ça n'est plus de la survie. Mais ces indiens étaient formés dès la naissance... Ils étaient expérimentés, très expérimentés.
Notre mode de vie actuel nous rend esclaves d'une maison, de l'agriculture etc. C'est le mode de vie sédentaire, mode qui a été adopté par pratiquement tous les peuples depuis des millénaires. 
Une catastrophe vient évidemment tout chambouler mais la solution est dans l'adaptation, pas dans le changement de vie.

914d3dff395b00b32d4703b4446ea62a.jpgUn survivaliste aura intérêt à se faire des réserves certes, mais aussi à développer son autonomie alimentaire et énergétique, pas à fuir à tout prix avec presque rien. Cultiver sa nourriture, apprendre à filtrer son eau, à la désinfecter (et pas besoin de dispositifs coûteux, un article sur la filtration sera publié sous peu). Et surtout, apprendre à s'entendre avec les voisins, parce qu'ils auront possiblement quelque chose à échanger avec quelque chose que vous possédez.

Méfiez-vous des formations de survie!